Janvier… mois des chutes

Janvier… un mois intéressant quand on parle de chute. Non pas de celle des températures, mais des créatures animales inusitées. D’ailleurs, Charles Fort aurait bien souri à cette nouvelle publiée par le Daily Mail en janvier 2011 : Des milliers de tourterelles des bois seraient tombées toutes à la fois d’un ciel italien (à Faenza) en janvier 2011 des suites d’une indigestion. On est à quelques coups d’aile de l’explication du tourbillon sélectif, pas beaucoup plus crédible.
Janvier… Des flocons de neige de la grosseur d’une sou­coupe, rapportés à Nashville au Tennessee, le 24 janvier 1891. Au Montana, en 1887, des flocons de neige de 38 centimètres de diamètre et de 20 centimètres d’épaisseur. En 1877, à Memphis au Tennessee, des colonies de serpents rampant sur les trottoirs, sur les parterres et dans les rues après une pluie diluvienne. Et des larves! Tombées avec la neige dans le massif d’Eifel, le 30 janvier 1847; chute de larves noires en nombre prodigieux en Lituanie, le 24 janvier 1849; larves possiblement de chenilles vues en train de ramper sur la neige après une tempête à Varsovie, le 20 janvier 1850. Flammarion également relate la chute de larves le 30 janvier 1869, pendant une tempête de neige en Haute-Savoie. «Elles ne pouvaient provenir de la région, puisqu’il avait gelé dans les jours précédents.» Fin janvier 1890, au cours d’une grosse tempête de neige en Suisse, un nombre incalculable de larves s’abat, certaines noires et d’autres jaunes; leur abondance attire d’ailleurs une nuée d’oiseaux. Revenons à ce qui vole. Le soir du 27 janvier 1912, le Dr F.B. Harris dit avoir vu contre la Lune un objet très sombre. Il l’a estimé faire 400 kilomètres de long par 80 kilomètres de large. « L’objet ressemblait à un corbeau en train de planer, si cela est possible à imaginer.» Des nuages ont mis fin à son observation. Harris de rajouter : «J’ai le sentiment d’avoir assisté à un phénomène fascinant et curieux.»
Bon, pour finir, puisque c’est incontournable, on a vu à Cherbourg en France, le 12 janvier 1836, un corps lumineux gros comme deux tiers de Lune. La chose, qui semblait percée d’une cavité sombre, donnait l’impression de pivoter sur un axe. Tous ces faits, et des milliers d’autres plus hallucinants encore, se trouvent dans Le livre des damnés.

Histoire de rennes… téléportés?

Extrait de Lo! Le second livre des damnés : En novembre 1852, le sujet des oreilles de caribou était sur toutes les lèvres en Angleterre. Des lecteurs écrivaient à la rédaction des journaux. La question avait même été débattue au Parlement. Des gens qui n’avaient jamais vu d’oreilles de caribou émettaient des hypothèses. La chose était que des peaux de caribou arrivaient à Tromso en Norvège, en prove­nance de Spitzberg, et qu’on avait remarqué des oreilles poinçonnées parmi certaines pièces. Des Anglais avançaient l’idée que Sir John Franklin avait franchi le passage du Nord-Ouest et que des membres survivants de son expédition tentaient de communiquer avec les rares chasseurs qui atteignaient Spitzberg. Spitzberg étant inhabité, c’était l’explication logique. Ce lieu se trouve à quelque 720 kilomètres au-delà du cap Nord en Norvège… Et peut-être qu’un caribou exceptionnel pouvait franchir cette distance à la nage, tout le monde connaît des histoires de rennes exceptionnels… LISEZ CET EXTRAIT DE LO! DANS LE PDF QUI VOUS EST OFFERT :

HistoireRennes_LoSecondLivreDesDamnes

Reindeer or Rangifer tarandus vintage engraving

Une première nouvelle de Charles Fort traduite en français

Dès la fin de son adolescence, Charles Fort est parti bourlinguer dans le monde, avec quelques dollars en poche. À son retour aux États-Unis, un an et demi plus tard, il a tenté de se faire une place dans l’univers journalistique. Les démarches ont été difficiles. Connaissant maintenant un peu le personnage, vous vous doutez que Fort sortait déjà de l’habituel et du commun. Il a néanmoins vendu des dizaines de nouvelles à la pièce, parfois au bout de plusieurs mois d’une insistance discrète, aidé par Théodore Dreiser, un romancier qui reconnaissait l’envergure du personnage. Ces années d’écriture par nécessité ont été pour Fort des années de galère. Elles ont, pour reprendre ses termes, «forcé le génie que je croyais être à développer son intelligence». Voici en primeur la nouvelle «J’ai tout gâché», traduction de «I Meddled».

J’AI TOUT GÂCHÉ (Une nouvelle de Charles Fort)

J'ai tout gachŽe, par Charles Fort

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