Un devoir de mémoire

Le livre des damnés en est à sa quatrième réimpression de la version intégrale parue en 2006 sous la bannière de Joey Cornu. Au départ, la nouvelle traduction de cette œuvre — la première étant épuisée en France (Deux Rives, Éric Losfeld, Éd. Néo, Éd. Durante) — visait deux objectifs : sortir de l’ombre un bijou de la littérature américaine, et aider au financement de la couveuse pour jeunes auteurs qu’est Joey Cornu.
Puis la révélation est arrivée. Le livre des damnés est un objet unique de connaissances et de questionnement sur la «pseudoréalité» dans laquelle nous vivons, pour reprendre un terme cher à Charles Fort. Aucune surprise au fait que des milliers de lecteurs motivés s’intéressent encore aux phénomènes réanimés par celui qu’on a appelé le prophète du surnaturel, aucune surprise non plus au fait que ces lecteurs soient séduits par l’audace des théories fortéennes et par sa prose élégante et vive. Le traducteur ne pouvait s’arrêter au Livre des damnés; il lui fallait remettre en vitrine les trois autres ouvrages de ce projet de vie que s’était donné Fort.
Merci à vous, chers lecteurs, qui rendez possible ce devoir de mémoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

10 − cinq =

Je ne suis pas un robot ***