Charles Fort rêvait d’une conscience élargie

En traduisant la nouvelle «A Radical Corpuscule», de Charles Fort, je me suis rappelé un court récit SF de Damon Knight (émule et biographe de Fort, par ailleurs) : To Serve Man. Le titre anglais de cette œuvre de Knight est à double sens et je ne brûlerai pas le punch… car punch il y a, vous l’aurez saisi. Charles Fort travaillait avec soin l’art du double sens; après tout, n’a-t-on pas deux fois plus de chances d’interpeller et de véhiculer une certaine idée qui nous est chère, une idée que l’on nourrit comme un feu dans la nuit?

Je vous invite à lire la traduction inédite de «A Radical Corpuscule». La dissidence était non seulement un thème récurrent chez Fort à l’époque de ses nouvelles, mais également son moteur intellectuel. Permettez-moi de vous offrir, pour conclure simplement, une phrase de Cass R. Sunstein (l’auteur de Why Societies Need Dissent) : « […] Les dissidents produisent souvent des bénéfices qui retombent sur autrui, en offrant de l’information et des idées qui finiront par profiter à toute la société. »

On lira cette huitième nouvelle de Charles Fort traduite en français ici : Un globule rebelle

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