Drames en provenance du ciel

Un drame faunique s’est joué en Norvège dans la soirée du 26 août dernier, lorsque les foudres d’un violent orage ont apparemment décimé 323 rennes en bloc. Voyez un aperçu de l’hécatombe ici :

Chaque année, des dizaines de milliers de bêtes sont foudroyées partout sur la planète, mais il faut souligner le caractère particulier du présent événement par le nombre record de décès simultanés. La chose est d’autant plus surprenante que les rennes se promènent depuis des siècles – quelle que soit la saison – en troupeaux de plusieurs milliers de têtes.

Ce fait a rappelé au traducteur de Charles Fort un chapitre du « Livre des damnés » où il est question de fées, de géants et de foudres en provenance du Dehors qui auraient possiblement vitrifié des forts en Écosse, en Irlande, en Bretagne et en Bohême (mais pas ailleurs).

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DÉCOUVREZ ICI LE CHAPITRE 12 DU LIVRE DES DAMNÉS.

 

Encore une dose d’humour… dans une nouvelle de Charles Fort

« Je suis né à Albany, New York, en 1874 et j’ai fréquenté l’école là-bas aussi longtemps qu’on m’a enduré. Je suis demeuré à Albany aussi longtemps que je l’ai jugé pratique. Puis j’ai été dans d’autres lieux qui ne m’ont pas inspiré à y rester. J’ai été un vagabond et un rédacteur en chef, un journaliste et un fabricant de blagues, un pompier, un éleveur de bétail, un agent littéraire, un matelot et un plongeur dans un restaurant… Et puis après? Lisez la notice qui résume le parcours des écrivains et vous me trouverez bien ordinaire. » (Charles Fort, Albany Argus, 11 avril 1909)

Dans l’esprit rebelle et enthousiaste de Charles Fort, il y avait toujours une espèce d’adoration pour le comique du drame. « Toute chose contient du drôle dans une existence comme la nôtre, vouée à osciller entre comédie et tragédie », a-t-il déjà écrit. En tout cas, son enfance a contenu son lot de drame, si l’on se fie au compte rendu qu’en a fait Damon Knight dans « Charles Fort, Prophet of the Unexplained ». Fort nous a légué le fruit de sa curiosité et de son érudition, mais également quelques tableaux d’époque bien encadrés dans quelques nouvelles. En voici une, fraîchement traduite en français et qui nous ouvre la porte d’un journal (fictif?), histoire sans doute inspirée de son passage dans le Brooklyn World à l’âge de 19 ans.

Découvrez-la en PDF ici : AVEC L’AIDE DE FRYHUYSEN.

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Un grand principe humain… Une nouvelle de Charles Fort

Peu de romans américains décrivent la vie des modestes quartiers de New York au début du 20e siècle. L’auteur John Dos Passos en fait un certain portrait dans «Manhattan Transfer», Edith Wharton également dans «The House of Mirth» (bien qu’il s’agisse surtout de la lente perdition d’une jeune fille de famille aisée). «The Catcher in the Rye», de John Fitzgerald, décrit plutôt l’Amérique des années 50.

Avant de se consacrer pleinement à l’édification de ses quatre oeuvres-phares sur les phénomènes insolites, Charles Fort a écrit nombre de nouvelles saupoudrées de son humour savoureux, qu’il vendait à la pièce aux journaux. Six d’entre elles portent sur le quotidien des gens ordinaires et leur inventivité dictée par la nécessité. Après la traduction en français de «Not Like Mothers», où il est question de la vie d’un chambreur à New York, voici la version française inédite de «A Great Human Principle».

Ce portrait d’époque vous est offert gratuitement en PDF : UN GRAND PRINCIPE HUMAIN.

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Station service Socony dans Brooklyn. (Photo datée de 1928, tirée de Monovisions Black & White Photography Magazine)

 

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