À quand les relations avec les extraterrestres?

Un article de Philippe Mercure (La Presse, 28 octobre 2016) m’a rappelé un chapitre court mais mémorable d’un ouvrage de Charles Fort. Ci-dessous, l’article publié dans La presse, suivi d’un lien vers un PDF du chapitre 7 de la partie 2 de Nouvelles terres, intitulé : À quand les relations avec les extraterrestres?

DES SIGNAUX EN PROVENANCE DE 234 CIVILISATIONS EXTRATERRESTRES ?

L’hypothèse a fait sourciller plus d’un scientifique. Alors que l’être humain rêve encore de détecter un premier message envoyé par des extraterrestres, deux chercheurs de l’Université Laval croient avoir capté des signaux provenant non pas d’une, mais de… 234 civilisations intelligentes. Leur découverte a suscité une importante controverse et amené le projet international Breakthrough Listen à faire des vérifications. Explications en quatre points.

C’est en analysant les signaux émis par 2,5 millions d’étoiles qu’Ermanno Borra, professeur au département de physique de l’Université Laval, et son étudiant au doctorat Éric Trottier ont fait une étonnante découverte.

Ils ont noté que la lumière émanant de 234 étoiles présentait un drôle de phénomène appelé « modulations périodiques spectrales » – des oscillations très rapides et régulières qui semblent impossibles à expliquer par des phénomènes naturels. Fait intrigant, les signaux proviennent presque tous d’étoiles très similaires à notre Soleil. Les données astronomiques analysées proviennent de l’observatoire d’Apache Point, au Nouveau-Mexique.

L’HYPOTHÈSE

Que sont exactement ces mystérieux signaux cosmiques ? Dans leur article scientifique, les auteurs examinent plusieurs hypothèses. S’il s’agissait d’un artefact provoqué par les instruments ou d’un effet découlant du traitement des signaux, l’effet aurait été observé chez toutes les étoiles, pas seulement 234 d’entre elles, plaident les chercheurs.

D’autres phénomènes comme la « transition de rotation des molécules » ont aussi été écartés pour des raisons techniques. Les auteurs concluent leur article en avançant l’hypothèse que les signaux proviennent de 234 civilisations extraterrestres qui, par un moyen encore inconnu, auraient coordonné leurs efforts pour envoyer des signaux vers la Terre exactement à la même périodicité.

« Je ne dis pas que c’est certain à 100 %. Mais oui, après avoir examiné toutes les autres explications, il s’agit de notre hypothèse principale. »

— Ermanno Borra, à La Presse

Selon lui, de tels signaux auraient pu être émis par des lasers comme il en existe sur Terre.

Les travaux des chercheurs québécois ont été publiés dans une revue sérieuse, Publications of the Astronomical Society of the Pacific. Dans un article scientifique précédent, le professeur Ermanno Borra avait prédit que des extraterrestres pourraient émettre des signaux similaires à ceux qu’il vient de capter s’ils voulaient communiquer avec nous.

LA CONTROVERSE

L’article, on s’en doute, a fait beaucoup réagir – et pas toujours de façon positive. Dans un forum de discussion, Éric Korpela, astronome associé au centre de recherche d’intelligence extraterrestre à l’Université Berkeley, a reproché aux chercheurs de n’avoir pas confirmé leurs observations avec un deuxième télescope avant de publier leurs travaux. « Encore un auteur qui ne suit pas les protocoles recommandés », a-t-il laissé tomber. Selon lui, l’hypothèse la plus probable reste celle d’un artefact dû aux instruments.

« Les affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires », ont aussi indiqué par voie de communiqué les gens de Breakthrough Listen, un projet lancé par le milliardaire russe Youri Milner et l’astrophysicien britannique Stephen Hawking visant à détecter des signes d’intelligence artificielle. Le groupe affirme que « toutes les explications naturelles doivent être épuisées avant d’invoquer les agents extraterrestres ».

Il existe une grille d’analyse, appelée échelle de Rio, qui évalue l’importance et la crédibilité des affirmations concernant la détection de signaux extraterrestres. Sur une échelle de 10, Breakthrough Listen attribue une note de « 0 ou 1 » aux affirmations de Borra et de Trottier, soit une crédibilité « nulle » ou « non significative ».

LES VÉRIFICATIONS

En entrevue à La Presse, Ermanno Borra s’explique mal les critiques suscitées par l’article. « Nous sommes tous d’accord qu’il faut d’autres observations par d’autres personnes pour valider l’hypothèse. Mais pour que cela se fasse, il faut d’abord que nous publiions un article avec les données ! La seule façon de justifier des travaux subséquents, c’est qu’il y ait un article publié. C’est comme ça que la science fonctionne. »

Le projet Breakthrough Listen est d’ailleurs entré en contact avec Ermanno Borra et a annoncé qu’il braquerait un télescope optique vers plusieurs des étoiles nommées par les chercheurs québécois afin de « vérifier ou réfuter les détections rapportées ». Le groupe a affirmé à La Presse qu’il s’agit d’une question de semaines avant qu’il obtienne des résultats. •

Ici, le chapitre 7 de la partie 2 de Nouvelles terres, de Charles Fort.

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Drames en provenance du ciel

Un drame faunique s’est joué en Norvège dans la soirée du 26 août dernier, lorsque les foudres d’un violent orage ont apparemment décimé 323 rennes en bloc. Voyez un aperçu de l’hécatombe ici :

Chaque année, des dizaines de milliers de bêtes sont foudroyées partout sur la planète, mais il faut souligner le caractère particulier du présent événement par le nombre record de décès simultanés. La chose est d’autant plus surprenante que les rennes se promènent depuis des siècles – quelle que soit la saison – en troupeaux de plusieurs milliers de têtes.

Ce fait a rappelé au traducteur de Charles Fort un chapitre du « Livre des damnés » où il est question de fées, de géants et de foudres en provenance du Dehors qui auraient possiblement vitrifié des forts en Écosse, en Irlande, en Bretagne et en Bohême (mais pas ailleurs).

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DÉCOUVREZ ICI LE CHAPITRE 12 DU LIVRE DES DAMNÉS.

 

Encore une dose d’humour… dans une nouvelle de Charles Fort

« Je suis né à Albany, New York, en 1874 et j’ai fréquenté l’école là-bas aussi longtemps qu’on m’a enduré. Je suis demeuré à Albany aussi longtemps que je l’ai jugé pratique. Puis j’ai été dans d’autres lieux qui ne m’ont pas inspiré à y rester. J’ai été un vagabond et un rédacteur en chef, un journaliste et un fabricant de blagues, un pompier, un éleveur de bétail, un agent littéraire, un matelot et un plongeur dans un restaurant… Et puis après? Lisez la notice qui résume le parcours des écrivains et vous me trouverez bien ordinaire. » (Charles Fort, Albany Argus, 11 avril 1909)

Dans l’esprit rebelle et enthousiaste de Charles Fort, il y avait toujours une espèce d’adoration pour le comique du drame. « Toute chose contient du drôle dans une existence comme la nôtre, vouée à osciller entre comédie et tragédie », a-t-il déjà écrit. En tout cas, son enfance a contenu son lot de drame, si l’on se fie au compte rendu qu’en a fait Damon Knight dans « Charles Fort, Prophet of the Unexplained ». Fort nous a légué le fruit de sa curiosité et de son érudition, mais également quelques tableaux d’époque bien encadrés dans quelques nouvelles. En voici une, fraîchement traduite en français et qui nous ouvre la porte d’un journal (fictif?), histoire sans doute inspirée de son passage dans le Brooklyn World à l’âge de 19 ans.

Découvrez-la en PDF ici : AVEC L’AIDE DE FRYHUYSEN.

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